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Tout savoir sur le primo-accédant

Tout savoir sur le primo-accédant

Vous avez mûrement réfléchi, et ça y est, vous souhaitez investir dans votre résidence principale. Il s’agit de votre premier achat de résidence principale ? Vous êtes donc un primo-accédant. Mais, que se cache t’il derrière ce statut particulier ? Nous vous expliquons tout dans notre article !

 

Je suis primo-accédant, et alors ?

1 – Définition du statut :

Au premier abord, nous pouvons penser qu’un primo-accédant est tout simplement le terme qui désigne les personnes ou couples qui accèdent pour la première fois à leur résidence principale. Nous parlons donc de personnes qui achètent pour la première fois leur résidence principale. 

Mais dans les faits, nous ne pouvons nous arrêter à cette définition. En effet, vous pouvez être considéré comme primo accédant si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années précédant votre nouvel achat immobilier. Si vous possédez déjà un bien immobilier, mais qu’il ne s’agit que d’une résidence secondaire, ou d’un investissement locatif, vous êtes primo-accédant. 

Vous voulez acheter votre nouveau lit douillet avec votre moitié ? Attention, car pour bénéficier du statut, votre conjoint doit également respecter les mêmes conditions.

Bon à savoir, le statut fonctionne pour le neuf comme pour l’ancien !

 

2 – A propos du budget :

Être primo-accédant peut souvent être synonyme de budget serré. Peut-être travaillez-vous depuis peu, et peut-être que vous n’avez donc pas pu vous constituer une épargne importante ? Ou peut-être avez-vous déjà investi dans du locatif, auquel cas vous avez déjà des charges mensuelles qui amoindrissent votre reste à vivre et vos chances de trouver facilement un prêt immobilier ?

Votre projet doit-être le plus précis possible, l’accompagnement par un courtier en prêt immobilier peut s’avérer très utile afin d’affiner au mieux votre projet et connaître les aides auxquelles vous avez droit. 

Bien que primo-accédant, vous devrez néanmoins montrer la stabilité de votre profil et de vos revenus grâce à contrat de travail en CDI. 


Le gouvernement a mis en place de nombreuses aides destinées aux primo-accédant

1 – Le plus connu : le prêt à taux zéro.

Aussi appelé PTZ, il s’agit d’un prêt aidé par l’Etat dont le taux est nul. Ce prêt est uniquement possible dans le cadre de l’achat d’une résidence principale. Destiné aux ménages à revenus modestes ou intermédiaires, le prêt à taux zéro est accordé sous plusieurs conditions : 

  • Vous ne devez pas avoir été propriétaire au cours des 24 derniers mois ; 
  • Vos revenus sont plafonnés en fonction de vos charges familiale et de votre lieu de résidence ;
  • Du prix d’achat de votre résidence ; 
  • Du nombre d’occupants ; 
  • La performance énergétique, etc. 

Faites-vous accompagner par votre courtier afin de savoir si vous pouvez prétendre au PTZ. 

 

2 – Le prêt d’accession sociale (PAS) : 

Réservé aux ménages dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond, il a pour objectif de faciliter l’accès à la propriété. Comme le PTZ, il est accordé par un établissement financier en accord avec l’état, et doit servir à la construction ou l’acquisition d’une résidence principale. 

Son taux peut varier en fonction de l’établissement prêteur, mais son maxima est fixé par la loi.

Contrairement au Prêt à Taux Zéro, l’intégralité de votre projet de prêt immobilier peut-être financé par le PAS, à quelques exceptions près, et il vous donne également droit à des avantages tels que des frais de notaire réduits, ou à l’Aide Personnalisé au Logement (APL).

 

3 – Le prêt immobilier conventionné :

Egalement destiné à l’achat d’une résidence principale, neuve, ancienne ou en construction, il peut permettre le droit à l’Aide Personnalisée au Logement. Son principal atout est qu’il est octroyé sans conditions de ressources, et il peut-être cumulé avec d’autres aides telles que le prêt à taux zéro. 

Remboursable sur 5 à 30 ans, la durée de remboursement peut être réduite ou allongée si besoin.

 

D’autres prêts complémentaires moins connus : 

Pour rendre accessible à tous l’achat d’une résidence principale, et pour permettre à certaines communes la revalorisation de quartiers, d’autres types de prêts ont été mis en place. 


1- Le Prêt Action Logement :

Mis en place par l’employeur, ce prêt a été créé afin de permettre aux entreprises qui ont au moins 20 salariés d’investir dans l’immobilier. Ainsi, au sein de l’entreprise, les salariés peuvent obtenir un crédit par l’employeur, par le biais de l’employeur ou via un investissement direct. Dans les faits, une contribution est calculée et versée sur le montant des salaires à un organisme collecteur, ou bien, est directement investie par l’entreprise. 

Ce type de prêt est réservé au financement du salarié pour la construction, ou l’achat d’une résidence principale, et doit surtout respecter des contraintes de performances énergétiques. Un financement à hauteur de 30% du montant total de l’opération est possible grâce au “Prêt Action Logement”. Attention, la durée du prêt ne doit pas excéder 20 ans pour pouvoir en bénéficier. 

Le Prêt Action Logement est considéré comme un apport personnel par les banques, ce qui peut s’avérer être un bel avantage pour les primo-accédant qui n’ont pas encore eu le temps de se créer une épargne. 

 

2 – Le Prêt des collectivités territoriales :

Peu connu, des prêts immobiliers ou des subventions délivrées par les communes ou les départements existent afin de permettre aux familles modestes résidants sur le territoire d’investir dans leur résidence principale. Pour savoir si ces aides existent dans votre commune, et si vous pouvez en bénéficier, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie.  

 

Être primo-accédant : ce que cela signifie auprès des banques. 

1 – Un profil favorisé ?

En tant que primo-accédant, il y a de fortes chances que vous soyez jeune emprunteur. Votre profil peut s’avérer intéressant pour votre banque qui voit l’investissement immobilier comme un levier de fidélisation de sa clientèle. 

Obligatoire à la signature de prêts, votre assurance pourra être moins chère si vous êtes jeune emprunteur. L’établissement financier prêteur peut également vous proposer des taux avantageux en tant que primo-accédant, mais il est essentiel de le négocier et de faire jouer la concurrence afin d’obtenir le taux le plus avantageux pour vous et votre projet.


2 – Le prêt 110%

Comme nous vous expliquions plus tôt dans cet article, avoir de l’apport est souvent mieux perçu auprès des banques pour souscrire à un prêt immobilier. En effet, même si 10% de la valeur du bien est demandé en apport afin de couvrir les frais de notaire, mais aussi servir de garantie, les banques peuvent néanmoins vous accorder un prêt sans apport en tant que primo-accédant.

Vous entendrez peut-être parler de prêt à 110%, mais les banques sont de plus en plus exigeantes avec ces profils. En effet, en décembre 2019, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a communiqué de nouvelles recommandations quant à l’octroi de crédits immobiliers. Elles ont désormais interdiction de dépasser le taux d’endettement maximum de 33% et de prêter sur des durées dépassant 25 ans.

Pour emprunter sans apport il vous faudra donc présenter un dossier parfait, que votre courtier en immobilier peut vous aider à constituer.


3 – Faites-vous accompagner par votre courtier en immobilier :

Être primo-accédant est souvent synonyme d’inexpérience, se faire accompagner par un courtier en immobilier peut donc s’avérer très utile. Votre courtier vous accompagne pour le montage de votre dossier, et c’est lui qui négocie auprès des banques. Grâce à son expertise et son expérience, il est en mesure de négocier pour vous les meilleures options pour votre emprunt.

En résumé :

  • Pour être considéré comme un primo-accédant, vous devez acheter pour la première fois votre résidence principale, ou ne pas être propriétaire de votre résidence principale depuis plus de 2 ans.
  • En tant que primo-accédant, vous pouvez bénéficier de certaines aides à l’emprunt.
  • Les banques peuvent se montrer plus compréhensives si vous n’avez pas constitué d’apport mais faire confiance à votre courtier immobilier pour présenter votre dossier peut-être un atout lors de la négociation.